
Le Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) a tenu la 41ᵉ session budgétaire de son Conseil d’administration, ce jeudi 12 mars 2026, dans la grande salle dudit laboratoire. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah, représenté à l’occasion par le secrétaire général par intérim du ministère, Alhousseyni Sarro.
Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné plusieurs documents essentiels relatifs à la gestion de l’institution, notamment le procès-verbal de la 40ᵉ session du Conseil d’administration, la situation d’exécution des recommandations issues de cette session, le rapport annuel d’activités 2025, l’état d’exécution du budget arrêté au 31 décembre 2025, ainsi que le programme d’activités et le projet de budget pour l’année 2026.
Dans son intervention, Alhousseyni Sarro a rappelé l’importance stratégique du Laboratoire Central Vétérinaire pour le développement du secteur de l’élevage au Mali. Selon lui, l’institution dispose aujourd’hui d’une expertise reconnue dans plusieurs domaines, notamment le diagnostic des maladies animales et des zoonoses prioritaires, la production de vaccins vétérinaires, le contrôle de la qualité des aliments d’origine animale et la formation en techniques de laboratoire.

Il a également souligné que cette expertise confère au LCV une dimension régionale, notamment en matière de fabrication et de contrôle de qualité des vaccins au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et dans l’ensemble de la sous-région ouest-africaine, tout en contribuant activement à la recherche en santé animale.
Le secrétaire général par intérim du ministère a par ailleurs salué la résilience de l’institution face à la crise énergétique persistante que connaît le pays depuis deux ans. Malgré ce contexte difficile, le LCV a réussi à maintenir des niveaux de production conformes aux objectifs fixés lors de la 40ᵉ session du Conseil d’administration.
Les résultats enregistrés au cours de l’année 2025 témoignent de cette performance. Le taux de production de vaccins a atteint 70,07 %, soit un total de 42 039 000 doses produites. Par ailleurs, 14 803 échantillons ont été analysés pour le diagnostic des maladies animales. Le laboratoire a également contrôlé 228 lots de vaccins et 294 échantillons d’aliments afin d’évaluer leur qualité microbiologique. Dans le cadre du contrôle de la qualité des aliments et de l’environnement, 116 échantillons ont été analysés pour détecter les résidus de pesticides. Enfin, 368 stagiaires ont été accueillis et formés au sein de l’établissement.
Concernant les perspectives financières, le budget prévisionnel du LCV pour l’année 2026 est estimé à 2 583 208 000 FCFA, contre 2 935 514 000 FCFA en 2025, soit une baisse de 8,8 %. Cette diminution s’explique notamment par la réduction des subventions de l’État, qui passent de 995 514 000 FCFA en 2025 à 827 208 000 FCFA. Les fonds propres du LCV enregistrent également une baisse, passant de 1 860 000 000 FCFA à 1 680 000 000 FCFA.
De son côté, le Directeur général du LCV, Boubacar M. Maïga, a annoncé que l’institution projette de produire 55 millions de doses de vaccins en 2026. Selon lui, l’atteinte de cet objectif nécessite un accompagnement accru de l’État et des partenaires techniques et financiers.
Il a également souligné l’ampleur des défis auxquels fait face le secteur, notamment la multiplication des maladies animales. Le directeur général a par ailleurs insisté sur l’importance de renforcer les capacités énergétiques du laboratoire, afin de garantir la production et la conservation des vaccins dans de bonnes conditions.
Amadou Sala Touré