Un nouvel incident sécuritaire vient illustrer la persistance de l’insécurité sur les routes maliennes. Le vendredi 20 février 2026, en plein midi, deux individus armés, vêtus d’uniformes militaires maliens et présentés comme des terroristes ou des bandits, ont intercepté des usagers sur l’axe Kignan–Sikasso.
Le témoignage d’une jeune fille, rescapée de l’attaque avec sa mère, donne un aperçu glaçant des faits. Ses propos, rapportés tels que recueillis, décrivent une scène de violence et de peur :
« Les terroristes nous ont arrêtées. Nous avons pu nous échapper, mais la voiture de maman et le chauffeur sont restés avec eux.
Le pire, c’est qu’ils nous ont pointé leurs armes et ont pris le volant. Ils nous ont conduites jusqu’à une grande forêt où il n’y avait que des terroristes. Ils étaient tous armés. Ils ont demandé que tout le monde donne son téléphone. Maman a donné le sien… puis ils nous ont dit de partir, sans le chauffeur.
Nous avons marché plus de 10 kilomètres pour retrouver la route.
Ma maladie s’est aggravée. J’ai été conduite aux urgences hier à 20 heures et nous sommes rentrées à 1 heure du matin. J’avais du mal à respirer et de forts maux de tête. »
Selon des sources locales, la jeune fille et sa mère ont déposé un témoignage détaillé auprès des forces de sécurité et des services militaires de la région.
Cet incident relance les inquiétudes sur la sécurité des axes routiers dans la région de Sikasso, où les attaques en plein jour semblent désormais se multiplier.
Face à cette situation, les autorités et les usagers sont appelés à redoubler de vigilance. Il est recommandé, dans la mesure du possible, de privilégier les déplacements en groupe ou via les transports en commun, bien que ceux-ci ne garantissent pas toujours une sécurité totale.
Sur ces routes, le danger semble désormais présent aussi bien de jour que de nuit.
Rédaction du groupelumiere.com