Éducation : la souveraineté enseignée à l’école !

Le Groupe scolaire La Résidence des Élites a célébré, le 14 janvier 2026, la Journée de la souveraineté à travers diverses activités pédagogiques et citoyennes. À cette occasion, des cours spéciaux en classe, des chants patriotiques ainsi que des cérémonies de montée des drapeaux du Mali et de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont été organisés. Une leçon entière a été consacrée à cette journée, avec des explications claires et adaptées aux élèves.

Il y a quatre ans, le Mali célébrait le 14 janvier, journée de la souveraineté retrouvée, en mémoire de la grande mobilisation du peuple malien face aux sanctions jugées injustes, inhumaines et illégitimes imposées au pays par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), sous l’impulsion de la France et de certains de ses alliés occidentaux.

Le Groupe scolaire La Résidence des Élites a saisi cette opportunité pour rendre hommage au peuple malien, saluer sa résilience et son soutien constant aux autorités dans leur combat quotidien pour la dignité, la liberté et l’indépendance véritable des peuples du Sahel.

L’objectif de cette initiative était également de faire comprendre aux élèves, véritables bourgeons de l’espoir, qu’après l’indépendance de 1960, la France aurait dissimulé ses véritables intentions derrière une façade de souveraineté. À la suite de la chute du président Modibo Keïta, consécutive à des événements marqués par des influences extérieures et des relais locaux, les colons ont progressivement été remplacés par des dirigeants acquis à la cause de l’ancienne puissance coloniale, parfois installés à la faveur d’élections controversées.

Ces dirigeants, formés dans le moule du système colonial, auraient assuré la continuité de la domination étrangère. Les décisions majeures étaient dictées de l’extérieur, et par des moyens détournés, l’essentiel des ressources et des projets structurants restait sous contrôle. Nombre de projets de développement étaient conditionnés ou orientés vers des pays ayant fait allégeance à la puissance coloniale, rendant ainsi le Mali dépendant économiquement et énergétiquement. À cela s’est ajoutée une atteinte aux repères culturels, avec l’affaiblissement des valeurs endogènes et l’introduction de pratiques étrangères aux réalités locales.

La grande mobilisation du peuple malien, à l’intérieur du pays comme au sein de la diaspora, a sonné le glas de cette indépendance de façade. Désormais, aucun État, aussi puissant soit-il, ne pourra traiter les pays du Sahel comme des vassaux.

Amadou Sala Touré

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