La deuxième session ordinaire de l’année 2025 du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCC), ouverte le 1er novembre 2025, a pris fin ce mardi 2 décembre 2025 dans la grande salle dudit Conseil. L’objectif principal de ces sessions est d’examiner les actions du gouvernement concernant les collectivités du Mali, afin d’apporter des avis et recommandations en faveur de la poursuite et de l’amélioration des politiques publiques territoriales.
La situation financière des collectivités demeure une préoccupation majeure pour les populations. La question est sensible, car chacun est directement touché dans ses conditions de vie. Les collectivités territoriales maliennes cherchent à sortir de la précarité, mais les taxes et impôts restent très mal recouvrés. Pourtant, chaque citoyen doit s’acquitter de ses obligations fiscales pour contribuer à la construction nationale, en commençant par le développement de sa localité.
Selon Dr Mamadou Mamby TRAORÉ, docteur en pharmacie et titulaire d’un MBA en gestion des services de santé, également vice-président de la Commission des finances et des affaires économiques du HCC, « Nous venons d’adopter le texte soumis par le gouvernement pour avis du Haut Conseil concernant la fiscalité locale. Le texte a été adopté à l’unanimité parce qu’il est d’une grande qualité. Nous avons seulement formulé une recommandation au niveau de l’article 2, qui évoque une compensation liée à une exonération d’une taxe ou d’un impôt relevant du budget d’une collectivité. Nous avons demandé que le mécanisme de compensation soit clairement défini dans un décret afin de comprendre comment l’État compensera ces exonérations au niveau des collectivités. »
Poursuivant ses explications, Dr TRAORÉ a rappelé que le Haut Conseil suit de près toutes les actions de l’État ayant un impact sur les collectivités territoriales, « Nous avons les moyens de suivre les documents élaborés par les techniciens de l’État. Une fois qu’ils sont déposés sur la table du Parlement (actuel CNT), nous les examinons attentivement, même si le gouvernement n’est pas obligé de suivre à la lettre nos recommandations », a-t-il précisé.
Il a conclu en réaffirmant la nécessité d’une décentralisation renforcée, « Le Mali dispose aujourd’hui d’une expérience significative en matière de décentralisation. Nous espérons que notre pays continuera à progresser à travers les générations. Cette décentralisation doit être concrète et utile aux populations », a-t-il confié.
Le Président du HCCT, Mamadou Satigui DIAKITÉ, a pour sa part félicité et remercié l’ensemble des membres des commissions pour les travaux menés durant cette deuxième session 2025. Il a également salué la collaboration des secrétaires généraux des départements ministériels, dont les contributions ont facilité les travaux des différentes commissions du Conseil.
L’amour de la nation commence par la participation de chacun. Nos localités ne peuvent se développer sans la contribution de leurs enfants et de leurs habitants. Les actions menées par le gouvernement, suivies par le Haut Conseil des Collectivités, doivent être en complémentarité avec l’engagement des populations.
Amadou Sala TOURE
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