On va parler vrai aujourd’hui, comme d’habitude.
Il y a encore des gens qui n’ont toujours pas compris qui est Ibrahim Traoré. Alors, expliquons-le une dernière fois, calmement.
IB n’a pas de camp. IB n’a pas de clan. IB n’a pas de réseau. Le seul camp d’Ibrahim Traoré, c’est le Burkina Faso. Point.
Celui qui est compétent et qui aime ce pays a sa place. Celui qui veut jouer au malin — qu’il soit général, colonel ou ami d’enfance de qui que ce soit — finira par comprendre que, derrière chaque village, il y a un autre village.
Regardons les faits. Rien que les faits.
Lorsque IB arrive au pouvoir, a-t-il procédé à un ménage ethnique ? A-t-il écarté tous ceux qui étaient proches de Damiba ? Non. Il a maintenu Evrard Somda à la tête de la Gendarmerie nationale. Evrard Somda, promotionnaire et ami de Damiba. Celui que beaucoup s’attendaient à voir écarté en premier.
Mais IB ne s’est pas arrêté à ces considérations. Pourquoi ? Parce que, pour lui, la question n’a jamais été : « Tu es l’ami de qui ? », mais plutôt : « Es-tu prêt à servir ton pays ou non ? »
Voilà la vision : faire participer tous les fils et toutes les filles du Burkina à la défense collective de la patrie. Sans calcul politicien, sans rancune personnelle.
Et qu’est-il arrivé ensuite ? Somda aurait trahi. Au lieu de servir la nation qui lui faisait confiance, il se serait associé à un projet d’assassinat contre le président. Voilà comment certains répondent à la main tendue. On leur offre une chance de prouver leur patriotisme, et ils choisissent la trahison.
C’est la même logique qui s’observe dans le cas de Damiba. Malgré des preuves présentées comme concrètes de son implication dans plusieurs complots, malgré les accusations de détournements, IB n’a jamais lancé de mandat contre lui. Jamais.
Il aurait pu le faire. Les éléments existaient, selon ses soutiens. Mais il ne se présente pas comme un homme de vengeance : il se veut un homme de mission.
Beaucoup se souviennent également d’un enregistrement audio attribué à l’oncle de Damiba, dans lequel un projet d’assassinat du président était évoqué. Un document largement relayé et commenté à l’époque.
Et pourtant, même après ces épisodes, le message reste le même : celui qui est considéré aujourd’hui comme un adversaire de la Révolution pourrait, demain, occuper un poste stratégique s’il démontre sa compétence et sa sincérité dans l’engagement pour le Burkina.
C’est là, pour ses partisans, la différence entre un chef d’État ordinaire et un guide. Un guide ne gouverne pas par la peur ni par les règlements de comptes. Il gouverne par la vision.
Mais que ceux qui se croient plus malins entendent bien ceci : ceux qui seraient inféodés à des réseaux extérieurs, ceux qui recevraient leurs ordres de l’étranger, ceux qui pensent pouvoir jouer un double jeu dans l’ombre pendant que les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) versent leur sang sur le terrain doivent savoir une chose : les masques finissent toujours par tomber.
Pendant que certains comploteraient dans leurs salons climatisés, des hommes et des femmes dignes membres des Forces de défense et de sécurité et Volontaires pour la défense de la patrie se lèvent chaque matin en sachant qu’ils pourraient ne pas revenir le soir.
Ces femmes et ces hommes ne portent pas les armes pour un réseau, pour un grade ou pour de l’argent. Ils les portent pour l’honneur de leur peuple.
Et malgré les sabotages, malgré les trahisons répétées, malgré les complots venant de l’intérieur comme de l’extérieur, ils continuent de relever le défi. Chaque jour. Sans reculer.
Alors oui, les ennemis du Burkina peuvent continuer leurs manœuvres. Mais qu’ils n’oublient jamais ce proverbe de chez nous :
celui qui se croit malin parce qu’il connaît un village doit savoir que, derrière ce village, il y a toujours un autre village.
I.MAIGA